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Experimental Cocktail Club

2e arrondissement : les bars

On lève le coude dans le quartier.

Écrit par
La Rédaction
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Réaumur
  • prix 1 sur 4
La sachiez-tu ? 2021 marque le gros retour de hype du café à l’ancienne. Assez de design scandinave, de pierre grattée et d’ampoule à filament ! Oui à l’ouverture dès le matin, au demi pas cher et au mobilier de brasserie.  Dernière adresse en date qui illustre cette lame de fond rétro bistrotière : Chez Francis, dont le nom sonne déjà bien 1974. Le Francis en question c’est le taulier, ancien de la restauration (feu Tontine notamment), barbe courte, chemise cintrée et grand sourire, vaque dans sa petite salle basse de plafond. Carrelage ancien, néon rouge et comptoir cuivré en font un troquet parisien désarmant de simplicité qui semble toujours avoir été là (alors qu’avant c’était un grossiste en tissu).  Mais attention, Francis reste bien dans son époque avec playlist afrobeat de bon aloi, ardoise de pif nature à haute picolabilité (par exemple le Gamay « Femme de » par Marine Bonnet, 6 € le verre), IPA à 4 € et un cocktail maison (qui tabasse) au sirop de gingembre de la maman (8 €). L’arrivée imminente du percolateur va permettre une ouverture dès 8h30 pour le petit déj. Il va aussi proposer le midi des petites assiettes froides (œuf mayo, hareng à l’huile) qui promettent une totale ambiance 20e siècle. On espère secrètement qu’il va poser sur le bar un présentoir à œufs durs et une piste de 421…  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • 2e arrondissement
Pour qui ? Les adeptes des grandes tablées, qui veulent goûter tout ce que la cuisine du Levant a de mieux.Plat culte ? La fondante épaule d’agneau cuite sept heures, à dévorer en bande organisée. Levant se lève du côté de Bourse ! Dalia, nouveau paquebot tout en longueur et magnifiquement décoré par Mur.Mur Architectes (murs poudrés, sol terracotta et appliques en cuivre) vient d’amarrer sur la rue Montmartre. A la barre ? Cap’tain Or Bitan, transfuge de Miznon et Shouk (deux références israéliennes à Paris), qui amuse la croisière avec une popote qui se joue des frontières : israélienne, libanaise, syrienne… Et si ça ramait sévère côté service lors de notre premier passage, style enchaînement de boulettes, ça voguait nettement mieux deux semaines plus tard. Dans l’assiette en revanche, pas de souci : tout roule comme sur des roulettes ! A l’image de cette giga-chakchouka (tomates, piments, œuf fondant, ail et coriandre), un modèle du genre à trempouiller avec son pain hallah ; l’incontournable creamy houmous, zaatar et huile d’olive vierge ; ou encore ce salivant labné (fromage au lait de chèvre fermenté), fumé à la sauge et accompagné de chou-fleur, fenouil, tomates cerises rôties et patate douce. Le soir, la palme du dithyrambe va pour cette fondantissime épaule d’agneau cuite sept heures (!) et servie entière avec du freekeh… Un dé-lire ! Pour se rincer la glotte, cap sur les cocktails twistés à l’oriental comme cet efficace spritz à la fleur d’oranger ou cette version à
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Racines
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Grands Boulevards
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les amoureux de la gastronomie transalpine et des bons vins nature (Pierre Frick en force !)Plat culte ? Le vitello tonnato en entrée, modèle du genre (16 €)Ah, le Racines... Un rêve de bistrot tout en boiseries et clair-obscur, passage des Panoramas, comme sorti du Paysan de Paris d'Aragon. On pourrait parler des heures de chaque détail : les vieilles affiches au mur, les carreaux de ciment vintage au sol, ce mobilier patiné... A travers la cuisine grande ouverte, s'agite le chef Simone Tondo, assisté d'une batterie de trois quatre cuistots. Appétits d'oiseaux s'abstenir : les assiettes qu’envoie le Sarde sont fougueuses et généreuses. En entrée, le vitello tonnato s'avèree un modèle du genre, câpré de frais, vif et gourmand (16 €). Ti-ti-ti-ti ! Toutes les cinq minutes retentit la sonnerie d'un réveil. S'agirait pas de rater la cuisson des pâtes du jour ! Mais impossible de terminer notre plâtrée de tagliatelles à la joue de bœuf, câpres et parmesan (22 €). Trop c'est trop ! Conseil d'ami si vous voulez tâter du tiramisu (excellent) : faites l'impasse sur l'entrée. Car servi à la part et débordant d’une crème mascarpone riche et onctueuse, il vaut le détour, croyez-moi. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
Danico
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 2e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les amateurs de cocktails aux recettes follesBoire quoi ? Un super mezcal, graines de céleri et sherry sec et fumé comme un barbeuc’On connaît le rituel. Après s'en être mis plein le bide chez Daroco - l'ex-échoppe Gaultier passée de temple de la mode à temple de la pizza -, on s'engouffre dans l'arrière-boutique pour un digestif en tout IN-timité. Plus ricain que rital, le bar à tendance brooklynoise (encore un !) a plutôt belle gueule avec son plafond haut, ses fauteuils en velours verts, son comptoir en marbre zébré de noir et blanc et ses rythmes entêtants de musiques so 80’s. Pour la glotte, la bande de mixologue en marinière (hommage à Gaultier oblige), bien menée par Nico de Soto (ex-Experimental Club passé par Mace à New York), pousse à fond le curseur de l'originalité. Ils ont imaginé une carte de cocktails (à partir de 13 €) franchement délirants, à base de matcha, de marshmallow ou encore de bacon qui laisse forcément perplexe.  Et bien qu'on soit un peu sur la défensive, les zigues cassent notre garde en trois coups façon Mayweather : bim avec un super mezcal, graines de céleri et sherry sec et fumé comme un barbeuc’ ; bam avec un détonant cognac, beurre noisette, foin, camomille et champagne acidulé à souhait ; boum avec une addition musclée qui nous étourdit un peu. Heureusement, un shot de sympathie nous sera offert en partant, sans avoir à lever le doigt.  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payan
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Silencio
  • 5 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • Sentier
  • prix 4 sur 4
Le Silencio de David Lynch, qui tient son blaze du rade fétiche où les personnages de Mulholland Drive viennent chercher de quoi irriguer leurs veines, se targue d’être l’un des clubs les plus privés, les plus selects et les plus convoités de la capitale. Peut-être un peu trop, d’ailleurs : dans le fief du réalisateur américain, la carte de membre n’est délivrée qu’à ceux dont le curriculum vitae présente des qualités artistiques et financières satisfaisantes. Et aux veinards qui ont un « nom-sur-la-liste ». Ce qui ne veut pas dire que les autres sont forcément condamnés à rester à la porte. A partir de minuit, le Silencio fait quelques efforts pour se transformer en citrouille en accueillant un public méchamment sapé, ravi de scruter un peu de faune VIP et d’éplucher le décor de cette terrière voûtée – dessiné par Lynch himself, des murs en feuilles d’or jusqu’au mobilier rétrofuturiste. S’y croisent un cinéma, une galerie d’art, un bar à cocktails (plus que correct pour un club) et une scène partagée entre arts vivants, artistes contemporains et musiciens de tous bords. Lors de notre dernier passage ? Un certain Blood Orange amusait la croisière, pour notre plus grand plaisir…
La Cordonnerie
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Réaumur
  • prix 1 sur 4
Il y a quelques années, ce petit rade dans l’ombre des peep-shows et des sex-shops était le refuge des habitants du quartier à la recherche de plaisirs moins charnels, mais plus alcoolisés. Proposant la pinte la moins chère de tout Paris (4 €), des cocktails et des rhums arrangés à prix plancher (4,5€), des bières importées et ses couscous gratos le jeudi et le samedi, cette vieille taverne populaire a commencé à attirer une clientèle jeune en quête de bons plans. La Cordonnerie est aujourd’hui l’adresse incontournable de l’apéro : la terrasse est remplie d’étudiants et d’artys dès la longue happy hour de 17h à 20h (la pinte est à 2,5 euros), puis le bar reste animé jusqu’à 2h par les bavardages des clients et le fond musical soul, rock et reggae.
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Montezuma Café
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 2e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Un(e) esthète aux oreilles fragiles et au gosier exigeant. Boire quoi ? Du pas bu partout, et pointu : Olga des Grottes ou Julie Balagny dans le beaujolais, Martin Otto Wormer en Allemagne…  Montezuma, c’est le nom du dernier empereur inca dégommé par le conquistador Cortés. C’est aussi et surtout un clin d’œil à l’album Zuma (1975) de Neil Young, grand audiophile devant l’Eternel -en témoigne son livre To Feel the Music: A Songwriter's Mission to Save High-Quality Audio, sorti en septembre 2019. Lancé en catimini du côté de Bourse (improbable !), reconnaissable à son logo psyché façon Robert Crumb, le lieu est un total et génial ovni, alliant disques vinyles, cuisine chiadée et vins naturels, dans la veine de In Sheep's Clothing à LA ou Brilliant Corners à Londres.  L'idée ? Mettre en valeur des sons analogiques, pas compressés, bien équilibrés, diffusés sur le nec plus ultra : des enceintes Klipschorn des années 90 ! Tous les vendredis et samedis, les tauliers (deux anciens du Verre Volé), Louis Mesana et Théophile de Penanster, invitent labels, radios ou disquaires indés à passer des skeuds. Bigwax Records, Dizonord, TSF Jazz, ou la nouvelle scène jazz londonienne (Vels Trio, Yazmin Lacey) : la crème de la crème ! Le reste de la semaine, les deux compères piochent dans leurs propres fonds : fusion, synth-pop jap, balearic beast ou vinyles chelous à la Nova genre rareté de cold wave marocaine… Ce samedi-là, au sous-sol (une cave voûtée avec banquettes en bois cl
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 2e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent conjuguer chébran et italien.Plat culte ?  Les pizzas, exécutées dans le plus pur style napolitain, présentant cette fameuse pâte épaisse et moelleuse, tellement addictive ! Et des produits bien sourcés (anchois de Cetara, olives taggiasche…) Le temple de la mode s'est mué en temple de la pizza, avec l'arrivée de cette trattoria italienne squattant les murs d’une ancienne boutique Jean Paul Gaultier. Laquelle n’a rien perdu de son faste : hauteur de plafond hallucinante où les miroirs reflètent une salle hyperchic, avec tables en marbre vert, chaises en osier, grande cuisine centrale, monumental four à pizza… Et option mezzanine pour dîner perché ! Lors de notre dernier passage, les serveurs en marinière (dédicace à Jean-Paul) défilaient pour apporter antipasti et pizzas napolitaines à pâte épaisse et moelleuse, à l'instar de la Fiamma (sauce tomate, fior di latte, pecorino pepato, spianata et ’nduja). Ou des primi piatti cochon à mort, comme ces linguine alla carbonara. Les plats sont bien tortorés, mais le spectacle, de toute façon, se situe plus dans la salle (peuplée par une faune branchée) que dans l’assiette. Bravo pour la carte des vins italienne et bien sourcée, dans laquelle on pioche un nature Fiero IGT Umbria 2014 de la Cantina Margo.  Bonus et non des moindres pour les amateurs de cocktails : le Danico, speakeasy caché au fond de la salle, et dont la carte a été pensée par le big boss du shaker Nico de Soto.  Lequel imagine des breuvag
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  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • Réaumur
  • prix 2 sur 4
Le quartier Étienne Marcel n’est pas connu pour ses boutiques bon marché, loin de là. Créateurs branchés et adresses pointues y sont légion, au grand dam des modeux fauchés. Ce coin de Paris reste pourtant la destination idéale pour faire du lèche-vitrine et fuir la maigre imagination des grandes enseignes. L’ouverture de la friperie Kiliwatch avait, il y a quelques années, enfoncé le clou en vendant du seconde main à prix d’or. C’est pourtant cette même rue Tiquetonne que la chaîne néerlandaise Episode a choisi pour installer sa succursale parisienne en 2009. Comme dans toute friperie digne de ce nom, on y trouve robes des années 80, sacs en cuir, bottes, jupes, jeans, etc. Là où Episode se distingue des autres, c’est par l’organisation de son magasin : ici, on fouille comme ailleurs, mais c’est ordonné, et les vêtements sont rangés par genre. Les prix y sont raisonnables : environ 10-15 euros pour une chemise ou 30-40 euros pour un manteau fourré type militaire qui vous tiendra largement l’hiver. Episode, c’est aussi la friperie où on fonce quand on a une envie particulière qui devient obsessionnelle. Contrairement aux friperies habituelles où on a intérêt à acheter direct la pièce qui nous plaît, même une fourrure en plein mois d’août, sous peine de ne plus jamais en dénicher une aussi cool quand la température dégringole, le large stock Episode répond à tous nos caprices de hipsters en un clin d’œil. Grand avantage de cette bonne adresse aussi, les hommes ne sont pas lais
  • Shopping
  • Prêt-à-porter féminin
  • Réaumur
  • prix 3 sur 4
Temple de la fripe ? Adresse mythique ? Une chose est sûre, de ce côté d’Etienne Marcel, Kiliwatch traîne une sacrée réputation. Certains allant même jusqu’à l’élire meilleure boutique vintage de la capitale. Vraiment ? Peut-être. Mais à condition que vous n’y alliez pas les poches vides. Le magasin de la rue Tiquetonne a beau être gigantesque (près de 600 m2 de fringues), les prix y sont plus élevés que n’importe où. N’espérez donc pas y trouver une chemise à 2 euros ou un chapeau à 5. Un pantalon y coûte plus volontiers 40 que 10. (On y a croisé des santiags à 120 euros). A leur décharge, tout y est scrupuleusement trié et rangé. Nul besoin d’entamer des fouilles archéologiques pour pêcher un foulard. D’ailleurs, contrairement à beaucoup d’enseignes du genre, il n’y a pas de bac fourre-tout où les guenilles trouées se mêlent aux haillons les plus tachés. Les vêtements sont propres, les accessoires en bon état. Côté vendeurs, ils s’affairent entre les rayons mais ne répondent que rarement aux questions. Branchitude oblige. Alors qu’est-ce qui est cool chez Kiliwatch ? D’abord, la possibilité de mettre enfin la main sur une pièce recherchée depuis longtemps sans y passer la matinée : des bottes en cuir souple, une vieille marque de jean, un cartable usé… Puis pour l’esprit créatif qui y règne. Le sentiment que la mode ne s’arrête finalement pas aux pages glossées des magazines. A savoir : la boutique propose aussi des vêtements neufs.
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