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Experimental Cocktail Club

2e arrondissement : les bars

On lève le coude dans le quartier.

Écrit par
La Rédaction
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O'Kari
  • 4 sur 5 étoiles
  • Santé et beauté
  • Salon de beauté
  • Réaumur
  • prix 2 sur 4
Parler du hammam oriental O’Kari, c’est d’abord s’attarder sur sa fondatrice, Karima Lasfar. D’origine algérienne, Karima a voulu bâtir avec son spa O’Kari un lieu de détente qui répondrait à ses propres exigences, de temps, d’accueil et d’accompagnement. C’est donc les mains dans les poches que l’on vient à son rendez-vous. Déjà détendue à l’idée de s’offrir une oasis de silence et de paix en plein tumulte urbain. Sur place, on nous confie un énorme peignoir blanc, on nous glisse des tongs aux pieds et nous conseille de nous démaquiller.  Tout est là, la serviette de bain supplémentaire, le lait démaquillant, le coton, les brosses à cheveux et, détail important, le casier à clef où déposer ses frusques. Une fois libérée de votre téléphone portable et des milliers de notifications Facebook, direction le hammam, une pièce chaude et humide dans laquelle on sue à grosses gouttes pour la bonne cause. Ramollie par la vapeur, enduite de savon noir, et désormais bien allongée sur une table de granit chaud, vous voilà prête à subir l’ultime « châtiment ». Un doux supplice à fois tendre et ferme : le gommage de tout le corps au gant Kessa. Plusieurs épaisseurs de peau morte en moins, et la sensation de retrouver fermeté et douceur, le gommage prépare la peau à recevoir comme il se doit toutes les vertus millénaires du savon d’Alep. Vous voilà à des kilomètres du dernier coup de fil de votre banque, entourée de mosaïque et dans une ambiance tamisée et silencieuse.  Le soin s’achève sur
Silencio
  • 5 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • Sentier
  • prix 4 sur 4
Le Silencio de David Lynch, qui tient son blaze du rade fétiche où les personnages de Mulholland Drive viennent chercher de quoi irriguer leurs veines, se targue d’être l’un des clubs les plus privés, les plus selects et les plus convoités de la capitale. Peut-être un peu trop, d’ailleurs : dans le fief du réalisateur américain, la carte de membre n’est délivrée qu’à ceux dont le curriculum vitae présente des qualités artistiques et financières satisfaisantes. Et aux veinards qui ont un « nom-sur-la-liste ». Ce qui ne veut pas dire que les autres sont forcément condamnés à rester à la porte. A partir de minuit, le Silencio fait quelques efforts pour se transformer en citrouille en accueillant un public méchamment sapé, ravi de scruter un peu de faune VIP et d’éplucher le décor de cette terrière voûtée – dessiné par Lynch himself, des murs en feuilles d’or jusqu’au mobilier rétrofuturiste. S’y croisent un cinéma, une galerie d’art, un bar à cocktails (plus que correct pour un club) et une scène partagée entre arts vivants, artistes contemporains et musiciens de tous bords. Lors de notre dernier passage ? Un certain Blood Orange amusait la croisière, pour notre plus grand plaisir…
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La Cordonnerie
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Réaumur
  • prix 1 sur 4
Il y a quelques années, ce petit rade dans l’ombre des peep-shows et des sex-shops était le refuge des habitants du quartier à la recherche de plaisirs moins charnels, mais plus alcoolisés. Proposant la pinte la moins chère de tout Paris (4 €), des cocktails et des rhums arrangés à prix plancher (4,5€), des bières importées et ses couscous gratos le jeudi et le samedi, cette vieille taverne populaire a commencé à attirer une clientèle jeune en quête de bons plans. La Cordonnerie est aujourd’hui l’adresse incontournable de l’apéro : la terrasse est remplie d’étudiants et d’artys dès la longue happy hour de 17h à 20h (la pinte est à 2,5 euros), puis le bar reste animé jusqu’à 2h par les bavardages des clients et le fond musical soul, rock et reggae.
Racines
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Grands Boulevards
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les amoureux de la gastronomie transalpine et des bons vins nature (Pierre Frick en force !)Plat culte ? Le vitello tonnato en entrée, modèle du genre (16 €)Ah, le Racines... Un rêve de bistrot tout en boiseries et clair-obscur, passage des Panoramas, comme sorti du Paysan de Paris d'Aragon. On pourrait parler des heures de chaque détail : les vieilles affiches au mur, les carreaux de ciment vintage au sol, ce mobilier patiné... A travers la cuisine grande ouverte, s'agite le chef Simone Tondo, assisté d'une batterie de trois quatre cuistots. Appétits d'oiseaux s'abstenir : les assiettes qu’envoie le Sarde sont fougueuses et généreuses. En entrée, le vitello tonnato s'avèree un modèle du genre, câpré de frais, vif et gourmand (16 €). Ti-ti-ti-ti ! Toutes les cinq minutes retentit la sonnerie d'un réveil. S'agirait pas de rater la cuisson des pâtes du jour ! Mais impossible de terminer notre plâtrée de tagliatelles à la joue de bœuf, câpres et parmesan (22 €). Trop c'est trop ! Conseil d'ami si vous voulez tâter du tiramisu (excellent) : faites l'impasse sur l'entrée. Car servi à la part et débordant d’une crème mascarpone riche et onctueuse, il vaut le détour, croyez-moi. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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Danico
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 2e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les amateurs de cocktails aux recettes follesBoire quoi ? Un super mezcal, graines de céleri et sherry sec et fumé comme un barbeuc’On connaît le rituel. Après s'en être mis plein le bide chez Daroco - l'ex-échoppe Gaultier passée de temple de la mode à temple de la pizza -, on s'engouffre dans l'arrière-boutique pour un digestif en tout IN-timité. Plus ricain que rital, le bar à tendance brooklynoise (encore un !) a plutôt belle gueule avec son plafond haut, ses fauteuils en velours verts, son comptoir en marbre zébré de noir et blanc et ses rythmes entêtants de musiques so 80’s. Pour la glotte, la bande de mixologue en marinière (hommage à Gaultier oblige), bien menée par Nico de Soto (ex-Experimental Club passé par Mace à New York), pousse à fond le curseur de l'originalité. Ils ont imaginé une carte de cocktails (à partir de 13 €) franchement délirants, à base de matcha, de marshmallow ou encore de bacon qui laisse forcément perplexe.  Et bien qu'on soit un peu sur la défensive, les zigues cassent notre garde en trois coups façon Mayweather : bim avec un super mezcal, graines de céleri et sherry sec et fumé comme un barbeuc’ ; bam avec un détonant cognac, beurre noisette, foin, camomille et champagne acidulé à souhait ; boum avec une addition musclée qui nous étourdit un peu. Heureusement, un shot de sympathie nous sera offert en partant, sans avoir à lever le doigt.  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payan
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • Réaumur
  • prix 2 sur 4
Le quartier Étienne Marcel n’est pas connu pour ses boutiques bon marché, loin de là. Créateurs branchés et adresses pointues y sont légion, au grand dam des modeux fauchés. Ce coin de Paris reste pourtant la destination idéale pour faire du lèche-vitrine et fuir la maigre imagination des grandes enseignes. L’ouverture de la friperie Kiliwatch avait, il y a quelques années, enfoncé le clou en vendant du seconde main à prix d’or. C’est pourtant cette même rue Tiquetonne que la chaîne néerlandaise Episode a choisi pour installer sa succursale parisienne en 2009. Comme dans toute friperie digne de ce nom, on y trouve robes des années 80, sacs en cuir, bottes, jupes, jeans, etc. Là où Episode se distingue des autres, c’est par l’organisation de son magasin : ici, on fouille comme ailleurs, mais c’est ordonné, et les vêtements sont rangés par genre. Les prix y sont raisonnables : environ 10-15 euros pour une chemise ou 30-40 euros pour un manteau fourré type militaire qui vous tiendra largement l’hiver. Episode, c’est aussi la friperie où on fonce quand on a une envie particulière qui devient obsessionnelle. Contrairement aux friperies habituelles où on a intérêt à acheter direct la pièce qui nous plaît, même une fourrure en plein mois d’août, sous peine de ne plus jamais en dénicher une aussi cool quand la température dégringole, le large stock Episode répond à tous nos caprices de hipsters en un clin d’œil. Grand avantage de cette bonne adresse aussi, les hommes ne sont pas lais
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Montezuma Café
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 2e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Un(e) esthète aux oreilles fragiles et au gosier exigeant. Boire quoi ? Du pas bu partout, et pointu : Olga des Grottes ou Julie Balagny dans le beaujolais, Martin Otto Wormer en Allemagne…  Montezuma, c’est le nom du dernier empereur inca dégommé par le conquistador Cortés. C’est aussi et surtout un clin d’œil à l’album Zuma (1975) de Neil Young, grand audiophile devant l’Eternel -en témoigne son livre To Feel the Music: A Songwriter's Mission to Save High-Quality Audio, sorti en septembre 2019. Lancé en catimini du côté de Bourse (improbable !), reconnaissable à son logo psyché façon Robert Crumb, le lieu est un total et génial ovni, alliant disques vinyles, cuisine chiadée et vins naturels, dans la veine de In Sheep's Clothing à LA ou Brilliant Corners à Londres.  L'idée ? Mettre en valeur des sons analogiques, pas compressés, bien équilibrés, diffusés sur le nec plus ultra : des enceintes Klipschorn des années 90 ! Tous les vendredis et samedis, les tauliers (deux anciens du Verre Volé), Louis Mesana et Théophile de Penanster, invitent labels, radios ou disquaires indés à passer des skeuds. Bigwax Records, Dizonord, TSF Jazz, ou la nouvelle scène jazz londonienne (Vels Trio, Yazmin Lacey) : la crème de la crème ! Le reste de la semaine, les deux compères piochent dans leurs propres fonds : fusion, synth-pop jap, balearic beast ou vinyles chelous à la Nova genre rareté de cold wave marocaine… Ce samedi-là, au sous-sol (une cave voûtée avec banquettes en bois cl
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • 2e arrondissement
A lire également : Time Out vous invite dans le meilleur restaurant israélien de Paris. Levant se lève du côté de Bourse ! Dalia, nouveau paquebot tout en longueur magnifiquement décoré par Mur.Mur Architectes (murs poudrés, sol terracotta et appliques en cuivre) vient d’amarrer sur la rue Montmartre. A la barre ? Cap’tain Or Bitan, transfuge de Miznon et Shouk (deux références israéliennes à Paris), amuse la croisière avec une popote qui se joue des frontières : israélienne, libanaise, syrienne… Et si ça ramait sévère côté service lors de notre premier passage, style enchaînement de boulettes, ça voguait nettement mieux deux semaines plus tard. Dans l’assiette en revanche, pas de souci : tout roule comme sur des roulettes ! A l’image de cette giga-chakchouka (tomates, piments, œuf fondant, ail et coriandre), un modèle du genre à trempouiller avec son pain hallah ; l’incontournable creamy houmous, zaatar et huile d’olive vierge ; ou encore ce salivant labné (fromage au lait de chèvre fermenté), fumé à la sauge et accompagné de chou-fleur, fenouil, tomates cerises rôties et patate douce. Le soir, la palme du dithyrambe va pour cette fondantissime épaule d’agneau cuite sept heures (!) et servie entière avec du freekeh… Un dé-lire ! Pour se rincer la glotte, cap sur les cocktails twistés à l’oriental comme cet efficace spritz à la fleur d’oranger ou cette version à la cardamome du classique Moscow Mule. Par contre, on attend toujours de pouvoir goûter les desserts, notamment le
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The Good Game
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Sentier
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Les gamers de SSD en quête d’un cosy GQ Boire quoi ? Un sirop pastèque à 3,50 €A deux pas du brouhaha de Strasbourg-Saint-Denis, dans une ruelle étonnement calme, ce bar à jeux sort clairement du lot. La méga bonne pioche de l’année : 3 € pour avoir accès à la ludothèque (conso obligatoire toutes les deux heures). Pas grand-chose quand on voit que le lieu regorge de plus de 670 jeux de société ou vidéo (principalement du Mario) ! Eh oui, ici on ne fait pas que dans le plateau, on peut aussi venir faire un break Switch / Super Nintendo, calé dans un canapé tout confort. Niveau boardgames, c’est tout aussi sérieux, avec des tables haut standing pouvant accueillir des groupes de 2 à 10 joueurs. C’est simple : on n’a jamais vu grandes tablées aussi stylées, avec en plus des espaces pour se mettre à l’écart. La sélection, elle, est au top, toutes les nouveautés sont là (la team fait un réassort par mois). Et parce que le lieu est tout récent (décembre 2018), de nombreux jeux sont encore sous blister et n’attendent que vous (ah ce plaisir du déballage). Côté bar, de bonnes surprises. Et tarifs pas si méchants pour la grignote du déj ou du dîner (compter 15 € par personne), gros efforts de présentation, et niveau ingrédients, pas de rosette premier (rare dans ce genre de spot). Tout ça en mode salades maison, planches « charcuterie, fromage, antipasti » et desserts pas ridicules (mention spéciale pour le cheesecake oreo et panna cotta, 5,50 €). Si côté softs il y en a pou
Adar
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • Grands Boulevards
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent amener la Méditerranée à eux, à défaut de prendre des vacances cet été.Plat culte ? Le poulet au ras el-hanout acoquiné de légumes printaniers. Nous avions Adar dans nos radars depuis quelque temps. Après avoir plus ou moins harcelé le chef, Tamir Nahmias, Israélien passé par Fulgurances, pour connaître la date d’ouverture de son nouveau resto-traiteur ancré passage des Panoramas, bingo ! On y était. L’idée ? Proposer à la fois des plats frais et colorés à emporter tout au long de la journée, et permettre aussi de les boulotter sur place au déj' (une quinzaine de places assises), moyennant un billet de 20 balles pour une entrée et un plat. Top départ avec un joyeux bazar de mezze à partager, tous bien dressés : tarama onctueux et goûtu, frais taboulé de fèves et petits pois, focaccia aux oignons et anchois façon pissaladière, moelleuse comme un coussin, ou encore salade de choux marinés au gingembre, pleine de croquant et de pep's. De quoi faire entrer le soleil dans l’assiette (coucou Julien Clerc) ! Un cran au-dessus encore, les plats qui voyagent entre terre et mer : délicieux poulet au ras el-hanout, pois chiches, ricotta fumée et artichaut pour l’un; tendre poulpe aux petits pois, fèves et pommes de terre pour l’autre... A moins que vous ne craquiez pour le méli-mélo de salades végétariennes hautes en couleur. Côté nectars, on glougloute des jus de fruits de la maison italienne Marco Colzani (4,50 €), une pale ale de la brasserie Deck & Donohu
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